FeniXX réédition numérique (Gallimard Jeunesse)

  • En cette année 1946, s'ouvre, dans la ville détruite de Nuremberg, le procès des principaux criminels nazis. Rachel, une jeune interprète juive, a peur de ce à quoi elle va être confrontée : les mots, les visages, les témoignages, qui rouvriront les blessures encore récentes...

  • Je traverse cette rue oui ou non? Est-ce que je suis absolument convaincu d'aimer la raclette? Est-ce que je pourrais me battre pour défendre le système de santé à Cuba? Albert est un indécis. Il hésite aussi bien devant un menu au restaurant que dans ses choix politiques. Il réfléchit avant, et après. Que va-t-il se passer si cette femme prononce devant moi le mot «bouche»? Pourquoi lui ai-je dit que j'étais pressé? Entre deux tours d'élections municipales, il rencontre trois jeunes femmes déterminées qui, tour à tour, vont le provoquer et l'aider à traverser la rue, à s'approcher un peu plus de lui-même.

  • Deux histoires, une seule voix, à deux siècles de distance. La première est celle d'un garçon de dix-sept ans qui met ses Reebok pour aller courir, avale des gâteaux au chocolat pour éviter de réviser sa physique, pense à Florence qui lui envoie des lettres, a des problèmes sérieux avec son budget, sa mobylette, le cinéma, les ruses à utiliser pour échapper à ses parents. Bref, une vie ordinaire. Seulement, voilà, les apparences peuvent être trompeuses... La seconde histoire raconte les aventures de François de Maisonneuve qui part aux Amériques. Il y a un trésor dans l'air, des cartes en os de baleine, des cabarets enfumés, de sales bonshommes et la révolution américaine qui approche.

  • Au XVIIIe siècle, les femmes portaient ce qu'on appelle des mouches. C'étaient des petits morceaux de taffetas noir qu'elles se collaient sur le visage ou sur les seins pour faire ressortir la blancheur de leur peau... Celle que l'on portait sur le front s'appelait la majestueuse ; au coin de l'oeil, c'était la passionnée, près des lèvres, c'était la galante ; celle qui cachait un bouton, c'était la voleuse ; et celle qu'on portait sur le menton, comme vous ce grain de beauté, on l'appelait la discrète...

  • «C'est une fracture du myocarde! et c'est vachement grave comme truc», a diagnostiqué Antoine en découvrant la mère de Martin, immobile dans son lit. Morte depuis deux jours. Martin, qui vivait seul avec elle, n'avait rien dit, convaincu que «si ça se sait, on va me mettre dans un orphelinat». Et de cela, il ne veut à aucun prix. Bientôt, une dizaine d'enfants vont se retrouver dans la confidence et jurer de ne rien révéler. Assumer seuls la mort de la mère de Martin, à douze ans, n'est pas aisé, de même que cacher ce secret à toute une petite ville et inventer une formidable solidarité au point de mystifier les adultes...

  • À flanc de montagne, Taûll, ses champs désolés sous le soleil implacable, sa forêt de pins plantés de main d'homme. Savent-ils, ceux qui peinent jour après jour pour arracher leur subsistance à ce sol aride, quels bouleversements peut déchaîner le passage d'un gitan, surgi de la vallée ou de nulle part, avec son pied de fer et sa guitare au flanc? Savent-ils ce qu'ils risquent, à plonger les mains dans l'or d'une jarre mauresque éventrée par le sabot de l'âne? Savent-ils jusqu'où peut conduire la folie de justice qui s'est emparée de Marco, le bâtard?...

  • Grand-Chapital, le professeur parisien, erre dans les campagnes à la recherche de Rose-Monde, la femme qu'il aime passionnément et qu'il a perdue. Epuisé, il trouve refuge chez un brave curé, le père Casuel, et devient peu à peu une figure familière du petit village bourguignon. Mais, un jour de marché, il achète à des forains un jeune fauve aux yeux verts, verts comme les yeux de Rose-Monde, et entreprend, chaque nuit, son dressage dans l'église. Le scandale est si grand que Chapital doit quitter le village et chercher un nouvel abri à l'auberge des Vents coudés. Il a appris grâce à son fauve à aimer les églises et décide de passer une annonce dans La Gazette des clochers: «Cherche choristes pour remplacer cloches d'église hors d'usage.» Fifi Dallibert, le grand cocasse aux yeux tristes, l'éternel adolescent, et Mains-malades, le motard dévoré par la passion de la mécanique, répondent aussitôt à son annonce...

  • La ville de Voluntia vient d'être victime d'un coup d'état militaire. Six étudiants tentent de gagner le pays voisin en traversant la chaîne des Ombres. L'épreuve est rude pour ces enfants choyés de la grande bourgeoisie libérale. Seul Joam, fils d'un clochard de Voluntia, fait preuve d'une aptitude surprenante à la survie. Jour après jour, les antagonismes se révèlent, les masques tombent. Dans le ciel patrouillent les hélicoptères de l'armée qui traquent les fugitifs de Voluntia et chassent avec cruauté les oropaldes, ces grands oiseaux des Ombres. Une fable politique dans un pays imaginaire d'Amérique du Sud.

  • L'histoire se passe au début de 1968. Fabien a neuf ans et vit dans une caravane. Son père va de chantier en chantier avec sa famille. Pour les autres écoliers, il est le «romanichel». Rejeté, subissant brimade sur brimade, Fabien finit par devenir l'ami des gitans. Chronique de l'errance, c'est, par la voix d'un enfant écorché, l'apprentissage de la différence, de l'indifférence, de la difficulté d'être.

  • L'Ogre capitaine est inspiré d'un fait divers publié par le Times en 1982. C'est l'histoire de Pham, un enfant des bords de la mer de Chine, confronté à la tourmente continue qui secoue l'Asie du Sud-Est depuis plus de trente ans. Voici d'abord Pham sur une jonque, il fuit parce que sa mère est morte, qu'il ne sait pas où est son père et qu'il n'y a pas un seul enfant de son quartier qui lui donnerait du riz s'il avait faim. Sur le bateau, il rencontre une femme extraordinaire : Mémé Kong... Un récit inoubliable, bouleversant, aux antipodes des documentaires didactiques sur la faim et la misère. Elisabeth D. invente des personnages à la fois précis et symboliques, et combine à la fois le conte, et le récit moderne.

  • Drôle de rencontre entre deux mondes : que peuvent avoir en commun les pensionnaires d'une maison de retraite et deux jeunes de banlieue? Et pourtant... Ce jour-là, après un «casse» minable et raté, Julien et Manu, poursuivis par les gendarmes, ont cru malin de venir se planquer dans la maison des vieux, au risque d'en terroriser les occupants. Pas pour longtemps. Mais ces vieux et ces vieilles qui vivaient à l'écart, les voilà qui débarquent en ville, histoire d'en apprendre davantage sur ces deux gamins. Pas si simple de s'y retrouver dans ce monde qu'ils ont quitté, pour certains, depuis longtemps! De café en squatt, de juge en éducateurs, ils essaient de comprendre, ils posent des questions souvent gênantes, ils se révoltent contre leurs propres règles de vie, contre les habitudes qu'on leur a imposées. Quand ils apprennent que les deux garçons ont été jetés en prison, à seize ans, ils vont remuer ciel et terre pour les aider... On dit des vieux qu'ils ne peuvent plus faire grand-chose, mais qu'ils possèdent la sagesse. Ceux-là vont découvrir que l'expérience ne les a pas rendus plus sages. Avec jubilation, ils vont croire à nouveau que tout leur est permis.

  • «Divisé par deux» est le sentiment de déchirure éprouvé par l'enfant dont les parents se séparent. Ils sont deux : Christophe, 10 ans, et Corinne, douze ans, qui supportent mal le départ de leur mère. Christophe fugue. Avec sa soeur, il pense que tout peu s'arranger, que tout peut être «comme avant». Mais rien n'est jamais comme avant. Comme les meubles de l'appartement, les enfants seront «divisés par deux», l'un préférant vivre chez sa mère, l'autre choisissant de rester avec son père, très affecté par un nouvel échec amoureux.

  • Si les adultes savaient, s'ils savaient combien fragile est leur monde, combien pauvres sont leurs mensonges, combien leurs peines nous atteignent en plein coeur... Lisa, Carlos, Thomas et Véronique : tour à tour spirituels ou tendres, amoureux ou déçus, ils prennent la vie comme ils la voient.

  • Pour Lisa Thureau, l'héroïne de Combien fragile était leur monde, une nouvelle année commence. Au lycée, rien de fameux, à la maison, le couple formé par son père et sa belle-mère ne cesse de se déchirer, avec Thomas, la gaieté des premières rencontres a disparu. Le printemps tient parfois mal ses promesses, et les histoires d'amour, tout comme le temps, tournent à l'averse...

  • Charlotte, surnommée Lazo, raconte un moment important de sa vie : la découverte des émotions amoureuses. A 15 ans, entre rêve et réalité, elle joue le rôle de confidente, conseillère et complice des détresses et des désillusions d'Elyette. Côte d'Azur troublante des festivals mais aussi des adolescents en crise. Un livre qui a le courage d'aborder des thèmes dérangeants.

  • Au XVIIe siècle, un enfant refuse de sortir du ventre de sa mère... Il exige en latin de son père la promesse qu'il lui donne «la jeunesse sans vieillesse et la vie sans mort». Voici comment naît Christophe de Quatremonts, élevé par Melchior Melzi, figure au savoir inquiétant, qui lui prophétise, vingt ans après sa mort, un voyage initiatique : la chute vers le zénith... Inspiré d'un faux conte roumain, ce livre est à la fois un truculent roman de cape et d'épée et le lieu d'une réflexion magnifique sur l'immortalité.

  • Un enfant orphelin, muré dans son monde intérieur, communique avec le monde, à travers les objets qu'il entasse...

  • Pierre-André s'ennuie à Maussane, la vaste propriété de son père. Celui-ci court le monde pour négocier les contestables produits pharmaceutiques de sa fabrication mais surtout pour tricher au jeu et prendre du bon temps. Le jeune garçon, ébloui par les récits de ce géant séducteur, roublard et généreux, rêve de l'accompagner. Il arrive que les rêves se réalisent : celui-là va durer dix ans. Escortés d'Antonin, leur ombrageux factotum, le père et le fils vont vivre ensemble mille aventures picaresques. Ils connaîtront la vie luxueuse des grands hôtels, des désastres financiers, des déménagements à la cloche de bois, des nuits d'amour, des jours de chance et d'autres de désespoir...

  • Mai 1965. Dans le jardin d'une maison de la banlieue parisienne, le Hardy cingle vers le Canada, toutes voiles dehors. À son bord, deux explorateurs d'une dizaine d'années, Sam et le Gros Jo, s'apprêtent à débarquer sur une terre hostile. À l'autre bout du jardin, le père de Sam, astronome au Bureau des Longitudes, a aménagé une caravane dans laquelle il joue, en secret de sa famille, à la Loterie nationale. C'est là aussi qu'il travaille au grand projet de sa vie : le lancement en France d'un Loto sur le modèle du Loto allemand. Que sortira-t-il de cette caravane et des dossiers de M. Arnaut? Des millions? Une nouvelle vie? Dans un temple découvert lors de leurs explorations, Sam et Jo se mettent à invoquer les dieux pour que M. Arnaut gagne le «Gros-Lot», et que le rêve soit enfin plus fort que la réalité...

  • Cela fait deux cents ans que le grand cerf albinos trompe les chasseurs, deux cents ans qu'il apparaît, de loin en loin, au bord de l'étang de Soulas. Toune, elle, ne l'a jamais vu. Mais ce dimanche ne ressemble à aucun autre...

  • Au fond de la galerie, l'écran rouge attend. Un rouge menaçant, envoûtant. Un rouge guet-apens. Impossible de ne pas l'acheter, de ne pas emporter la toile pour la contempler à loisir, toutes portes fermées... Mais attention! Ce tableau possède d'étranges pouvoirs...

  • Le grand-père de Victor, Felicio Fernando, surnommé Féfer, bourru, élégant, fascinant, ne mourra jamais... et pourtant il se fait vieux. Une nuit, à travers les marais, il conduit son petit-fils au coeur de ses souvenirs. Le sable a recouvert les manèges, les roses trémières ont envahi les baraques foraines. Calé dans une nacelle de la grande roue, Victor ferme les yeux. Féfer avait quinze ans... Du passé resurgissent Giant le nain londonien, Oui-Non le fakir philosophe, Rêve la femme sans corps, Archibald le peintre forain, M. Éclat le projectionniste, Lilas la gentille allumeuse qui sent la vanille. Et surtout Marine, la princesse du grand carrousel que Féfer a peint aux couleurs de la mer. Au matin, le grand-père s'est éteint. Mais dans le coeur de Victor, les lumières de la fête à Féfer ne cesseront jamais de briller.

  • Luigi, stupéfait, voit apparaître sur le mur de sa chambre deux yeux bleus... vivants. Il se met aussitôt à peindre des fresques destinées à plaire à ces yeux mystérieux. Une petite fille qui souhaite ardemment gagner le gros lot de la loterie organisée par l'épicier du village fabrique un faux billet gagnant. Un agrégatif de philo, surnommé Phédon, régale l'inspecteur d'un sandwich à la ciguë. Antoine et le clown Glouglou se livrent à un drôle de marché noir... Poésie et humour parfois féroce : onze nouvelles où quotidien et fantastique font bon ménage.

  • Après l'incendie qui a ravagé l'étrange immeuble de Château-Rouge où chaque famille qui arrivait construisait son étage, vieil Océan, « philosophe-mémoire », réunit les enfants qui, chacun à tour de rôle, racontent leur version des faits. Humour, fantaisie, mais surtout le droit à la différence, à la reconnaissance de l'identité de chacun. Une langue luxuriante, colorée. Le droit au rêve et à la réalité.

empty